Archives de catégorie : Les Auteurs

Robert MAPPLETHORPE

Untitled ( invitation to Light Gallery opening) © Robert MAPPLETHORPE

Untitled ( invitation to Light Gallery opening) © Robert MAPPLETHORPE

Artiste américain né le 4 novembre 1946, Robert MAPPLETHORPE étudie d’abord les arts plastiques avant de s’installer à New-York où il vit de divers petits boulots. Il rencontre Patti SMITH en 1967 et emménagent ensemble en 1969. C’est à cette période que MAPPLETHORPE délaisse le collage pour la pratique photographique après sa découverte du Polaroïd.
Sa première exposition à lieu à la Light Gallery de New-York en 1973 et s’intitule « Polaroïd ». John McKendry, l’un de ses amis, lui offre la possibilité de visiter les collections du Metropolitan Museum of Art, dont assez peu d’œuvres sont exposées au public. Il est très impressionné par des nus d’Alfred STIEGLITZ. Robert MAPPLETHORPE persévère dans ses travaux au polaroïd et McKendry parvient à lui obtenir une bourse de Polaroïd lui permettant d’obtenir tous les films nécessaires à son travail!

Un peu plus tard, il s’équipe en matériel moyen-format. Il commence à photographier ses proches, des connaissances du milieu artistique et underground new-yorkais. Son travail tend de plus en plus vers des photographies représentant le sado-masochisme. Provoquantes, elles boostent sa carrière. À ce moment, la Galerie Robert Miller devient son client exclusif.

Lisa LYON - 1981© Robert MAPPLETHORPE

Lisa LYON – 1981© Robert MAPPLETHORPE

En 1980, Robert MAPPLETHORPE rencontre Lisa LYON. Femme championne de bodybuilding, elle va l’amener à photographier le corps. Il travaille alors la lumière pour esthétiser et rendre abstraits la musculature, les courbes de ses modèles.
Icône de la culture gay, MAPPLETHORPE est aussi le photographe qui a réussi à donner une puissance érotique aux fleurs comme aucun autre artiste n’a su le faire.
Son œuvre est aussi empreinte d’autoportraits dans lesquels il se met en scène en abordant les thèmes qui lui sont chers.

Selfportrait - 1975 © Robert MAPPLETHORPE

Selfportrait – 1975 © Robert MAPPLETHORPE

Robert MAPPLETHORPE meurt du SIDA le 9 mars 1989, à Boston.

Self Portrait - 1988 © Robert MAPPLETHORPE

Self Portrait – 1988 © Robert MAPPLETHORPE

Préalablement, en 1988, il avait créé The Robert MAPPLETHORPE Foundation pour développer la photographier et aider la recherche sur le VIH.

Mathieu PERNOT

Après quelques années passées à étudier l’histoire de l’art à la faculté de Grenoble, Mathieu PERNOT, à 26 ans, sort diplômé de l’École Nationale de la Photographie d’Arles en 1996.
C’est justement à Arles qu’il découvre la communauté tsigane et commence à s’intéresser aux populations nomades et aux migrants. Il réalise, de 1995 à 1997, la série « Photomatons », portraits d’enfants tsiganes arlésiens.
Dans son travail, Mathieu PERNOT s’attache à montrer les gens qu’on ne voit pas, ceux qui sont en marge de la société. De 2001 à 2004, il conçoit une série sur « les hurleurs », des proches de personnes incarcérées qui dialoguent, par les cris, de l’autre côté des murs des prisons.
Son œuvre le fait suivre de près les familles roms que l’on retrouve dans différentes séries. Ainsi, elles traversent le temps et l’Histoire.
Plus récemment, il a photographié des afghans dormant, sous draps, dans des sacs de couchage, dans un square parisien.
Son travail s’articule autour de la notion du passage et du déplacement.
Le site de Mathieu PERNOT: www.mathieupernot.com

Georges ROUSSE – photographe et architecte

Rüsselsheim - 2003 © Georges ROUSSE

Rüsselsheim – 2003 © Georges ROUSSE

À la croisée de la photographie, de la peinture, de la sculpture voire même l’architecture, le travail de Georges ROUSSE est singulier: la photographie est la finalité de son travail.
À l’opposé des peintres de la renaissance cherchant à rendre un effet tri-dimensionnel à leurs œuvres à travers la technique du trompe-l’oeil, Georges ROUSSE s’emploie, à travers le dessin, la peinture et la sculpture, à rendre un effet bi-dimensionnel à partir de volumes.
Ces supports sont, essentiellement, des bâtiments vides qu’il détourne du réel pour créer des espaces fictifs. Georges ROUSSE les choisit en fonction de leur architecture, leur lumière… Il découpe les murs, les structures, dessine, peint… et photographie le résultat final, qu’il a construit depuis le point de vue de sa chambre photographique, en travaillant directement sur le dépoli.
Son travail est, à la fois, une réflexion sur notre rapport au réel et au virtuel, à l’espace et au temps…

Irréel, Genève - 2003 © Georges ROUSSE

Irréel, Genève – 2003 © Georges ROUSSE

Dès ses premières expositions, l’œuvre de Georges ROUSSE s’est imposée d’elle-même dans le paysage de l’art contemporain.

Robert ADAMS

Robert ADAMS est un photographe américain, né dans le New Jersey le 8 mai 1937.
Son travail montre la façon dont l’Homme intervient sur son environnement et comment il est capable d’en générer sa dégradation.

Eden, Colorado - 1968 © Robert ADAMS

Eden, Colorado – 1968
© Robert ADAMS

Il photographie principalement l’ouest américain mais prend le contre-pied de la photographie des paysages américains classiques: ses paysages, ils sont urbains et en mutation.
Il met en évidence la notion de l’intervention de l’Homme dans son environnement, qu’il soit naturel ou déjà transformé. Robert ADAMS incite l’observateur à être vigilant et actif dans la sauvegarde des territoires naturels, au-delà de ceux des États-Unis mais bien à la Terre entière.

Pikes Peak, Colorado Springs, Colorado - 1969 © Robert Adams

Pikes Peak, Colorado Springs, Colorado – 1969
© Robert Adams

Les photographies de Robert ADAMS sont sobres et ne tendent pas à montrer du sensationnel. Elles interrogent néanmoins la complexité et les contradictions de notre société à travers leurs détails.
Il travaille essentiellement en noir et blanc et réalise lui-même ses tirages.
Il produit des séries et les diffuse à travers des monographies, une quarantaine à ce jour…
En 2009, Robert ADAMS a obtenu le Prix International de la Fondation Hasselblad.

Joan FONTCUBERTA

Joan FONTCUBERTA est un photographe catalan né à Barcelone né en 1955.
Photographe plasticien, il cherche à détourner la vérité de la photographie. A travers des photomontages, des collages ou aussi dans la mise en scène de ses images, Joan FONTCUBERTA incite le spectateur à se poser des questions sur la réalité des sujets photographiés. Il élabore des photographies ayant nécessairement plusieurs niveaux de lecture.
Joan FONTCUBERTA travaille par la réalisation de séries:

  • Herbariums: plantes imaginaires qui sont photographiées telles qu’elles le seraient dans un herbier
  • Faunas: photographies d’animaux ayant prétendument existés et découvert par un scientifique mystérieusement disparu. Joan FONTCUBERTA crée ses spécimens à partir d’animaux empaillés…
  • Sirenes / hydropithèques: photographies de fossiles de sirènes!
  • Miracles & Co: un photojournaliste découvre une arnaque dirigée par des moines orthodoxes finlandais…

Un univers pour le moins déroutant et qui remet en cause notre façon d’authentifier le « punctum »

On retrouve les photographies de Joan FONTCUBERTA dans les collections du Château d’eau, du Centre National des Arts Plastiques…
Le MoMa de New-York, le Centre Georges Pompidou lui ont ouvert leurs cimaises…

Joan FONTCUBERTA est le lauréat du Prix International de la Fondation Hasselblad

Georges DUSSAUD

Georges DUSSAUD réalise ses premiers reportages au cours de ses voyages personnels. Il photographie ainsi le Portugal, la Grèce, l’Irlande, Cuba… Plus tard, dans les années 90, il se rend à de nombreuses reprises en Inde.
Il rejoint l’agence Rapho en 1986, la plus ancienne agence photojournalistique française qui représente, entre autres, Robert Doisneau, Jean Dieuzaide, Sabine Weiss, Willy Ronis… Cette agence est reconnue pour sa ligne éditoriale orientée photographie humaniste.
En 2007, le Centro Portugues de Fotografia, à Porto, consacre à Georges DUSSAUD sa première rétrospective, consacrant ainsi 27 années de reportages sur le Portugal. Ses travaux lui valent d’ailleurs des commandes à Lisbonne et une résidence à Porto.
Georges DUSSAUD a également publié de nombreux ouvrages de ses travaux, y compris sur la Bretagne, sa terre de résidence.

Photographie de couverture du livre "Presqu'une île"

Photographie de couverture du livre « Presqu’une île »

Anders PETERSEN

Anders PETERSEN est un photographe suédois, né en 1944 à Solna.
Issu d’une famille de photographes, Anders fait son apprentissage dans une école de photographie où enseigne Christer Strömholm, en 1966. S’intéressant au portrait et à la façon d’aborder les gens, il se rend à Hambourg pour apprendre l’allemand. Là, il découvre le Café Lehmitz. Il y réalise un reportage où il photographie les habitués, des individus avec une forte personnalité. Il y présente son reportage sur les murs du Café et invite ses modèles à prendre et garder les tirages sur lesquels ils sont représentés. L’exposition dure 4 jours: tous les tirages sont emportés par les modèles! Anders PETERSEN va désormais utiliser les tirages comme lien avec les personnes qu’il photographie.
Il s’attache à photographier des lieux clos comme des prisons, des hôpitaux psychiatriques. C’est une forme d’introspection. De la même façon qu’il apprend sur les gens qu’il photographie, il en apprend tout autant sur lui-même. Pour lui, les images qu’il réalise sont assimilables à des autoportraits. L’appareil photo est l’outil qui lui permet de passer de l’autre côté du miroir et de « s’analyser ».
Selon Anne Biroleau (Conservateur général au département des Estampes et de la photographie à la BNF, commissaire de l’exposition rétrospective à la BNF dédiée à A. Petersen), Anders Petersen fait venir son monde à la vision des autres. Comme le disait Diane Arbus, « je crois qu’il y a des choses que personne n’aurait jamais vu si je ne les avais pas photographiées ».

Anders Petersen est représenté en France par la Galerie Vu’.
Il a déjà exposé son travail à la Galerie du Château d’Eau, à Toulouse, en 2009.

Didier BEN LOULOU

Didier Ben Loulou est un photographe qui vit à Jérusalem.
Pendant plus de 15 ans, il a arpenté et photographié la ville pour éditer, en 2008, Jérusalem aux Éditions du Panama.
En 2006, il a publié Jaffa, la passe aux Éditions Filigranes. Ce livre ponctuait 20 années de quêtes d’images de la partie sud de Tel-Aviv.
De 2006 à 2009, il a séjourné à Athènes, dressant un portrait social, critique, de la vile et sa périphérie. Il montre une société de l’exil, de l’errance et de la pauvreté, où se rencontrent le tiers-monde et le quart-monde. Et il met en perspective la Grèce contemporaine et la Grèce antique, fondatrice de la démocratie et des grands courants philosophiques qui initièrent notre monde.
En 2012-2013, Didier Ben Loulou est en résidence à Marseille. Son travail s’attache moins aux lieux mais s’empreint de la Méditerranée à travers errance et vagabondage.
Didier Ben Loulou a été Lauréat de la Villa Médicis hors les murs.

Lahcène ABIB

Lahcène ABIB est un photojournaliste. Il est distribué par Signatures.
Actuellement, il oriente son travail sur l’identité musulmane en France.

La série « Pub dans la cité » est peut-être le sujet le plus léger de Lahcène ABIB. Croisements de regards des personnages des affiches, de la rue… Image fixe contre rapidité des déplacements urbains. Le sujet principal prête à sourire. On en oublie même sa vocation marketing. Et ça rafraichit, cet autre regard!